بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَـٰنِ الرَّحِيمِ
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
J’en jure par le Jour de la résurrection !
J’en jure par l’âme en proie aux remords1 !
L’homme croit-il que Nous ne pourrons rassembler ses os ?
Nous pourrons au contraire reconstituer jusqu’à ses phalanges.
Mais l’homme aspire seulement à continuer à vivre dans le péché1.
Il demande : « Quand donc viendra le Jour de la résurrection ? »
Lorsque les yeux seront exorbités,
que la lune aura perdu toute clarté,
et que le soleil et la lune seront rassemblés1,
l’homme, ce Jour-là, dira : « Où fuir ? »
Nulle part ! Il n’y aura, en effet, aucun refuge.
C’est à ton Seigneur, ce Jour-là, que tous feront retour.
L’homme sera, ce Jour-là, informé de ses actes les plus insignifiants.
Mais il sera lui-même parfaitement conscient de ses agissements,
quand bien même il invoquerait, pour se justifier, tous les arguments.
Ne répète pas avec empressement le Coran qui t’est révélé avant que sa récitation ne soit terminée1.
C’est à Nous qu’il revient de le fixer dans ta mémoire1 et de te le faire réciter.
Lorsque Nous te le lisons1, contente-toi donc d’en suivre la récitation.
C’est ensuite à Nous qu’il appartiendra d’en donner l’explication.
C’est que vous êtes obnubilés par ce bas bas-monde
au point d’en oublier totalement l’autre monde.
Il y aura, ce Jour-là, des visages éclatants de beauté
qui, vers leur Seigneur, seront résolument tournés1,
mais aussi des visages sombres et crispés,
persuadés de devoir subir une calamité.
Lorsque l’âme du moribond remonte à la gorge,
et que ceux qui l’entourent demandent si quelqu’un peut le sauver,
tandis que le mourant est convaincu qu’il va quitter ce monde,
et que, aux affres de la mort, s’ajoutent les affres de l’autre monde1,
c’est vers ton Seigneur, ce jour-là, que l’âme du mourant est menée.
Or, l’impie n’a ni cru, ni accompli la prière,
mais a renié la vérité et s’est détourné de la foi,
puis s’est dirigé vers les siens en se pavanant.
« Malheur à toi, oui malheur ! »
Encore une fois : « Malheur à toi, oui malheur ! »
L’homme croit-il qu’il ne sera ni ressuscité, ni jugé ?
Ne tire-t-il pas son origine d’un liquide insignifiant répandu1,
puis d’un corps s’accrochant à la matrice, avant qu’Allah ne lui donne la vie et n’en fasse un être accompli,
de sexe masculin ou féminin ?
Celui qui a pu créer cet être n’est-Il pas capable de ressusciter les morts ?!